lundi 6 mai 2013

Maturité des financements et contrats de partenariats public-privé : les enjeux du refinancement à mi-parcours (Politiques & Management Public)

Nouvelle contribution sur le financement des contrats de partenariat public-privé avec Nicolas Dupas et Arnaud Voisin dans le numéro de janvier-mars de Politiques et Management Public, volume 30, n°1 (pp.113-130).




L'objet de cet article est de mettre en exergue les conséquences possibles pour la personne publique contractante d'un refinancement obligatoire en cours de contrat lié à une trop faible maturité du financement.
L'article est disponible sur le site des éditions Lavoisier


En voici les résumés anglais et français
La soutenabilité budgétaire des contrats de partenariat public-privé dépend essentiellement du niveau du loyer annuel qui doit être versé au contractant de l’administration. L’augmentation du niveau des taux d’intérêts et la réduction de la durée moyenne des prêts après la crise financière de 2008 changèrent les conditions de financement des partenariats public-privé. Les coûts financiers additionnels liés à l’élévation des primes de risque peuvent être considérés comme de nature à mettre en cause l’opportunité financière même du recours à de tels contrats. Cependant, l’élévation du surcoût du financement privé n’est pas le seul effet négatif lié à la crise. La difficulté de disposer de financements dont la maturité est équivalente à celle du contrat impose de devoir refinancer ce dernier dans le courant de son exécution. Il en découle un risque additionnel dont on ne peut évaluer le coût potentiel à la signature du contrat. Notre propos dans cette contribution est d’en illustrer les éventuelles conséquences financières tant pour le contractant public que pour le contractant privé. Pour des contrats de courte durée, portant essentiellement sur des missions d’exploitation, une moindre maturité n’a que peu d’effets sur l’efficacité financière. à l’inverse, pour des contrats supposant des montants d’investissements élevés, une autorité publique contractante risquophobe, préférera opter pour une architecture contractuelle permettant de transférer à l’opérateur privé la charge de ce risque de refinancement.

Bridging the maturity gap: the refinancing of PPP contracts. The affordability of public-private partnership contracts mostly depends on the level of their annual financial charge. Therefore, high interest rates and short duration of the loans can outweigh the savings of bundling design, building and operation in the same contract. In order to match the durations of contract and loan, we assume that a refinancing allows for bridging the gap between the initial loan and the end of the contract. As the future cost of refinancing is unknown when signing the contract, we investigate the value for money of refinancing risk borne either by the private sector or by the purchasing authority. We conclude that in operation intensive public-private partnerships, a shorter contract has little effect on the value for money of the project. Conversely, in capital-intensive projects, a risk-adverse purchasing authority should rather choose contracts transferring the refinancing risk to the private sector.


lundi 29 avril 2013

Bilan de 20 ans de PFI britanniques - Revue Gestion et Finances Publiques

Publication dans le numéro de juin de la Revue Gestion et Finances Publiques (ex. Revue du Trésor) de l'article écrit avec Jacques Spindler  sur le bilan de 20 ans de PFI britanniques


« Bilan et perspectives des contrats de PFI britanniques (1992-2012) »
Gestion & Finances Publiques, n°6, juin 2013, pp.43-62.



dimanche 28 avril 2013

Signaux-prix et équilibre de long terme : reconsidérer les formes d’organisation sur les marchés de l’électricité

Publication dans Economie et Prévision d'un article écrit avec Dominique Finon et Christophe Defeuilley, issu des Journées de l'AFSE de 2009 sur le fonctionnement des marchés de l'électricité libéralisés et sur la nécessité de dispositifs institutionnels complémentaires pour assurer sur le long terme l'adéquation de capacités.

« Signaux-prix et équilibre de long terme : reconsidérer les formes d’organisation sur les marchés de l’électricité », avec Dominique Finon et Christophe Defeuilley, Economie et Prévision, n°197-198, 2011/1-2, pp.81-104

Le modèle des marchés électriques décentralisés présente plusieurs défaillances de marché dans l’articulation des décisions de court terme et de long terme. Il ne permet pas d’orienter correctement les investissements tant  en équipements capitalistiques de pointe que de base pour aboutir à un parc optimal de production du fait des difficultés très spécifiques de gestion de risque et de l’incomplétude des marchés. Il est dès lors nécessaire d’organiser de façon règlementaire une rémunération des capacités sur des bases crédibles pour d’un côté garantir un niveau suffisant d’investissement en équipements de pointe et de l’autre accepter la présence d’arrangements verticaux permettant un partage de risque avec les consommateurs, même s’ils constituent des imperfections de marché contraignant la concurrence.

Price Signals and Long-Term Equilibrium: Reconsidering Organisational Forms in Electricity Markets


The decentralised electricity market model illustrates several market flaws in the linkage between short-term and long-term decisions. Because of highly specific problems of risk management and market incompleteness, the model does not allow effective allocation of investment in base load and peak load capacities leading to an optimal generation system. This makes it necessary to (1) establish regulations to provide a credible basis for remunerating generation capacity, so as to create incentives for investment in peak load units; (2) accept vertical arrangements enabling operators to share risk with consumers, even if these arrangements constitute market imperfections that will constrain competition.

lundi 15 avril 2013

Governments' use of Public Private Partnerships: Looking for Debt Hiding or Efficiency ?

Présentation par Phuong Tra Tran d'un papier coécrit avec Marco Buso  dans le cadre de la 17ème conférence annuelle de l'International Research Society for Public Management (IRSPM XVII) à Prague :  “Governments' use of Public Private Partnerships: Looking for Debt Hiding or Efficiency?”.




mercredi 10 avril 2013

De la notion de responsabilité particulière de l'opérateur dominant dans la politique de concurrence européenne

Publication des actes du colloque franco-japonais organisé en mars 2011 à Metz par l'Université de Lorraine et l'Université Asia de Tokyo. L'ouvrage, édité par la Chaire Jean Monnet de l'Université de Lorraine, co-dirigé par Laurence Potvin-Solis et Hiromi Ueda, titré Economie de marché, droits et libertés et valeurs communes en Europe et en Asie a été publié fin 2012.

Voici le résumé de ma contribution : De la notion de responsabilité particulière de l'opérateur dominant dans la politique de concurrence européenne: quelles conséquences sur les libertés économiques?

Cette contribution s'interroge sur l'impact de la politique européenne de concurrence sur les droits de propriété des opérateurs dominants et sur leur liberté contractuelle. Non seulement pèse sur ces derniers la notion de responsabilité particulière vis-à-vis de la préservation d'une structure de marché de concurrence effective mais de plus la Commission peut prononcer au titre de sanction pour abus de position dominante un certain nombre de mesures correctives de nature comportementale ou de nature structurelle, posant la question du respect de leurs droits fondamentaux. Cette contribution évalue ces remèdes à l'aune de l'efficacité économique et du respect des droits dans le cadre de décisions contentieuses (article 7 du règlement n°1/2003) pour le cas des actifs intangibles au travers de l'application de la théorie des facilités essentielles. En conclusion, nous nous attachons au cas des mesures structurelles faisant l'objet d'une décision rendant obligatoire des engagements volontaires (article 9 du règlement 1/2003). En prenant l'exemple du secteur énergétique européen et des cessions de réseaux de transports de gaz ou d'électricité , nous nous interrogeons sur la question du contrôle de la proportionnalité de ces engagements et des risques sous-jacents de voir les règles de concurrence devenir des instruments de régulation des marchés

Une version "manuscrit-auteur" est disponible sur les archives en ligne du CNRS

dimanche 31 mars 2013

PFI britanniques : bilan et perspectives (1992-2012)

Un cahier de recherche de la Chaire Ivanhoé Cambridge d'Immobilier de l'ESG - UQAM co-écrit avec Jacques Spindler sur le bilan des vingt premières années de PFI britanniques est mis en ligne :

http://www.ivanhoecambridge.uqam.ca/upload/files/cahiers/Cahier_de_recherche_FredMarty.pdf

Après de vives critiques sur le bilan des PPP britanniques (too costly, opaque, and inflexible), le Trésor britannique a amorcé en décembre 2012 une réhabilitation de ces contrats... faisant écho au fait que le Royaume-Uni soit à nouveau le premier utilisateurs de ces derniers tant en nombre qu'en montants d'investissements. Tirer le bilan de la première phase de l'expérience britannique peut être intéressant à l'heure où les critiques à l'encontre des partenariats public-privé se multiplient en France sans qu'une inflexion se dessine... la France restant en 2012, le second utilisateur européen.


vendredi 29 mars 2013

Partenariats public-privé : retour de bâton? Le podcast de l'émission de France Culture

Disponible en ligne, le podcast de l'émission "Du Grain à Moudre" du jeudi 28 mars 2013 sur les partenariats public-privé 

http://www.franceculture.fr/emission-du-grain-a-moudre-les-partenariats-publicprive-le-retour-de-baton-2013-03-28